« Le digital ne doit pas devenir le moyen ou le lieu où nous perdons l’accès à notre droit »

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Olivier Iteanu « Le digital ne doit pas devenir le moyen ou le lieu où nous perdons l’accès à notre droit »

digitalEtatdedroit_couv2Laurent Pontegnier : Le FIC 2017 (Forum International pour la Cybersécurité qui s’est tenu à Lille les 24 et 25 Janvier 2017) vient d’attribuer à votre dernier livre « Quand le digital défie l’Etat de droit » (Edition Eyrolles), son prix spécial du jury. Pourquoi un tel livre et quelle est son actualité ?

Olivier Iteanu : Le digital, c’est le mot anglais qui traduit au mieux le mot numérique. Mon titre s’adresse à ce numérique 100% made in usa, qui s’est introduit dans nos vies et plus particulièrement de les vies des plus jeunes. J’ai présenté en introduction de mon ouvrage une jeune fille que j’ai prénommé Alice. Ce peut-être notre fille, notre sœur, notre voisine. J’ai retracé une journée d’Alice. De 7 heures du matin quand elle se lève et qu’elle monte sur son pèse-personne connecté, en passant par les news sur Twitter, ses déplacements par Uber, son travail sur Dropbox, Linkedin, Google et tous ses services, ses amis sur Facebook, Snapchat, jusqu’à sa soirée devant une série diffusée sur Netflix avant de s’endormir à 23 heures.

 

Tous ces formidables services viennent des Etats-Unis et principalement de la Silicon Valley. Pour chaque service, Alice conclue un contrat avec la société qui l’offre. Probablement, qu’elle ne le lit pas, mais l’immense majorité des co-contractants d’Alice sont des sociétés de droit californien, comme c’est le cas par exemple avec Facebook.

LP : Mais n’est-ce pas au final, une conséquence inéluctable de la globalisation et ne nous apporte-t-elle pas du mieux-être dans nos vies ?

OI : Le problème est que des pratiques se sont instaurées qui mettent de côté l’Etat de droit européen. D’abord, tous ces contractants se trouvent à 9000 km de nous, alors que la plupart de ces sociétés ont des représentants en Europe et en France. Avez-vous déjà tenté de joindre Facebook Inc. ou Google USA par téléphone ? McDonald’s, la première société globale, avait une présence physique pour ses consommateurs au plus près. Ensuite, si ces entreprises ne respectent pas leurs promesses ou se conduisent mal avec Alice, l’Etat de droit lui donne la possibilité de saisir un juge pour trancher le différend. Cela est censé lui éviter de régler le problème par « elle-même » et de façon violente. C’est vrai aux USA comme en Europe. Or, les contrats de ces entreprises, les CGU, renvoient pour la quasi-totalité en Californie pour le droit applicable et le juge compétent. Croyez-vous Alice capable de saisir un juge loin de chez elle, dans un autre droit, dans une autre langue et culture ? Je démontre dans cet essai que les problèmes de vie privée, de données personnelles, de paroles de haine non maîtrisées, ne sont que des symptômes. La cause vient du refus de ces entreprises de respecter l’Etat de droit des européens. Oui, ces services sont formidables et nous apportent du mieux. Mais quel prix est-on prêt à payer ? S’il ne reste plus aux européens un accès à leur système juridique, que leur reste-t-il ? Le digital ne doit pas devenir le moyen ou le lieu où les européens perdent l’accès à leur droit.

 

La formation pour tous n’est plus une utopie

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Si www.laformationpourtous.com avait réussi l’impossible : garantir la formation pour tous, particuliers et entreprises, grâce à un vaste choix de thématiques professionnelles animées par des experts qui pratiquent la classe inversée, et à des prix accessibles au plus grand nombre ?

 

 

 

Interview de Jean-Paul Debeuret, fondateur et dirigeant de www.laformationpourtous.com

www.laformationpourtous.com est avant tout éditeur de ressources pédagogiques pour les entreprises, les centres de formation, les écoles. Le site web nous sert de vitrine et permet de vendre aussi des abonnements individuels aux personnes physiques et dirigeants de TPE/PME. Nous avons fait deux choix dès la création en 2002 : rich media qui nous semblait être l’avenir et offrir l’accès par abonnements à un catalogue très large en illimité. Aujourd’hui nous avons 1200 formations enregistrées en vidéo par 380 experts : 300 sur l’entrepreneuriat, 600 sur l’entreprise, 300 pour l’individu, qui sont accessibles par 6 abonnements de 2 semaines à 2 ans. Nous enregistrons encore entre 10 et 15 formations par mois.

Pour en savoir plus, accédez à l’intégralité de l’article 

Le digital au service de la gestion de votre comptabilité

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Le digital au service de la gestion de votre comptabilité

La comptabilité est un point clé pour les petites entreprises, mais est également source de temps et d’investissement humains parfois conséquents. Les outils digitaux permettent de se simplifier la comptabilité pour se focaliser sur son cœur de métier.

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Ransomwares – des entreprises de plus en plus ciblées

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La nouvelle recherche de Symantec publiée aujourd’hui sur les ransomwares met en évidence que les entreprises sont dorénavant bien plus souvent ciblées par ce type d’attaques et paient souvent la rançon qui leur est demandée, en échange de du retour de leurs fichiers et du contrôle de leur système informatique.

Le Livre Blanc et le blog de Symantec décryptent l’évolution des ransomwares et révèlent des modes d’opération utilisés par les cyberattaquants, la menace que constituent les ransomwares, la façon dont ils se propagent et pourquoi ils sont si efficaces.

En voici les principales informations :

  • Les organisations représentent 43 % des victimes d’attaques par ransomwares, suite à l’augmentation du nombre de cybercriminels qui ciblent spécifiquement de grandes entreprises en usant de techniques et d’outils similaires à celles utilisées en cyberespionnage
  • Le nombre d’infection était de 56 000 en mars 2016 (ce qui représente environ le double du taux normal), et la rançon moyenne demandée par des attaquants a bondi à 679 US $, contre 294 $ fin 2015
  • A l’exception d’une seule, toutes les nouvelles variantes de ransomwares découvertes jusqu’à présent en 2016 sont des crypto-ransomware, qui bloquent les fichiers de la victime avec un chiffrement fort, contre environ 80 % l’an dernier
  • Le secteur des services concentre 38 % des infections ciblant les entreprises et est de loin le secteur d’activité le plus touché

Découvrez une vidéo (en anglais) qui met en lumière l’étendue des ransomwares : avec l’usage des objets connectés, une montre connectée peu aisément être infectée !

L’email une réelle menace en matière de sécurité

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Quand l’email se positionne comme une réelle menace en matière de sécurité

Chaque jour, plusieurs millions d’emails sont échangés dans la sphère professionnelle. Dans ce contexte, nombre de pirates tentent de profiter de ce canal pour s’introduire dans le système d’information des entreprises à des fins frauduleuses.

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Les exemples ne manquent pas et font fréquemment la une des médias. Il convient donc de prendre en considération cette menace grandissante et de sensibiliser les collaborateurs sur les risques que peuvent représenter l’ouverture d’un simple email.

Pour autant, même si la phase de sensibilisation est nécessaire, les menaces ne cessent d’évoluer et de muter pour contourner les dispositifs mis en œuvre. Parmi les fléaux qui sont apparus récemment, nous pouvons par exemple évoquer un nouveau type de ransomware qui fait des ravages sur les machines des utilisateurs. « Locky » : une des attaques les plus massives jamais observées.

Les victimes reçoivent par mail une pièce jointe (le plus souvent une facture) incluant une petite application qu’elles ouvrent sans méfiance. Le crypto-virus prend ensuite le contrôle de l’ordinateur et verrouille l’accès à ses fichiers ou à ses programmes. Pour en retrouver l’usage, l’entreprise se voit obligée de payer une rançon très élevée.

Il faut donc être vigilant concernant les pièces jointes non désirées. Si vous avez un doute sur l’expéditeur, n’ouvrez rien et validez avec l’expéditeur. La solution la plus sécurisante reste encore de recevoir des mails de la part d’expéditeurs connus. En prévention, il est également conseillé de réaliser des sauvegardes régulières des postes de travail. Bien entendu, il est également possible de penser à s’équiper de différentes solutions de protection qui vont également contribuer à filtrer intelligemment les messages entrants et à rejeter ceux présentant un risque de sécurité majeur pour l’entreprise.

Un mail peut donc représenter une réelle menace et ne pas être un « simple » spam impactant la productivité des collaborateurs. Il est donc fondamental que les entreprises de toute taille prennent en considération ce sujet. En effet, les grands comptes et entreprises stratégiques ne sont plus les seuls concernés. Ce mal des temps modernes concerne toutes les entreprises et administrations.

C’est donc à force de sensibilisation et de mise en œuvre de dispositifs adaptés que l’on peut espérer se prémunir toujours mieux de la cybercriminalité qui se positionne désormais comme l’une des principales menaces que les entreprises doivent affronter. Il ne faut donc pas désespérer et continuer de porter une attention particulière aux emails que nous recevons au quotidien. Ce travail de fond permettra à terme de faire baisser considérablement le niveau de risque que connaissent les entreprises. L’on remarque d’ailleurs que les professionnels prenant des mesures adaptées voient leur taux d’attaques fortement diminué.

Il n’y a donc pas de fatalité. L’usage de l’email doit simplement être encadré pour éviter tout blocage.

Tribune – Damien Neyret – PDG MailInBlack

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